| Le Défi calédonien dans le Golfe de Gascogne |
| Mardi, 05 Mai 2009 20:51 |
"Mon objectif est la qualification. La première étape devrait durer 48 heures, la seconde 4 à 5 jours." Aujourd’hui, Antoine Rioux et 55 autres skippers s'apprêtent à prendre le large pour une grande classique en solitaire de 800 milles: le Mini Pavois.
Le départ est donné à La Rochelle, ce mercredi en début d’après midi. Le Défi Calédonien fera cap au sud pour une traversée du Golfe de Gascogne, direction Gijon et retour par la Bretagne afin de rejoindre la côte Atlantique. « En l’espace d’une semaine, je vais traverser deux fois le Golfe. J’ai dû y naviguer une quinzaine de fois et c’est toujours différent. Ce sera une bonne répétition pour la transat de septembre ». Antoine continue à prendre ses marques, afin de dompter au mieux son Défi calédonien . « Je viens de modifier le bas étais et ne suis plus obligé de me déplacer à l’avant lors des virements. Tous mes réglages se font depuis le cockpit. Le bateau a encore gagné en fiabilité. Mon objectif sur cette course est de terminer pour me qualifier » Des vents faibles, le tout dans un régime très perturbé sont attendus au large du port de Charente-Maritime et ce, sur l’ensemble du Golfe de Gascogne pour les jours à venir. Des conditions anticycloniques sont attendues sur les prochains jours et l’ensemble des concurrents s’attend à devoir lutter au coude à coude et ce, jusqu’au port espagnol. Micro sieste et réglages permanents
Une fois à Gijon, il faudra repartir, retraverser le golfe de Gascogne, rejoindre la Bretagne, puis La Rochelle. 500 nouveaux milles et 4 à 5 jours de course qui permettront à Antoine de se rapprocher du Brésil…et de sa transat en solitaire, sans assistance sur un bateau de 6m50 "made in Caledonia". |


Les organismes seront mis à rude épreuve dans ces conditions molles et irrégulières. Micro sieste au poste de barre, réglages permanents, changements de voile pour profiter de la moindre risée ou rotation de vent, la différence se fera sur les réglages, l’assiette du bateau sur l’eau et la réactivité du skipper. Antoine le sait il devra puiser dans ses réserves pour sortir son épingle du jeu dans un vent tendance « minimum syndical », un vent qui pourrait être perturbé avec des phénomènes locaux assez imprévisibles. La côte espagnole sera également à surveiller de près car son approche est souvent synonyme d’orages et de surprenants phénomènes côtiers dus à la cordillère Cantabrique toute proche. Orages violents, coups de vent piégeux à l’approche des côtes, zone de calmes tombant la nuit… Les écarts à quelques milles des côtes et de l’arrivée peuvent être conséquents, une fois la difficulté océanique avalée. Tous devront se méfier des conditions tordues et complexes de l’arrivée.






