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| Nouvelle-Calédonie heurte un OFNI |
| Lundi, 19 Octobre 2009 21:17 | ||
Le pire, ou presque, est arrivé. Antoine Rioux n’est pas tombé à l’eau. Mais en début de matinée, « Nouvelle-Calédonie », le prototype de 6,50m construit à Nouméa, a heurté un objet flottant non identifié ( OFNI). BAAAAAAAAAAAAAAAAAAANG ! Deux ans de sacrifice et de travail acharné ont été heurtés par un conteneur, un arbre flottant ou une épave. Au 13ème jour de course, alors qu’il naviguait en 22ème position, le « défi calédonien a pris l’eau ». Sévèrement.Avec le choc, la dérive explosée a occasionné une voie d’eau « irrémédiable ». Rapidement, le skipper a déclenché sa balise de détresse et « Solo », l’un des bateaux accompagnateurs s’est dérouté. Avec l’aide de l’équipage, le skipper de « Nouvelle-Calédonie » a passé une journée, dans une mer formée, à tenter de réparer, de colmater, de boucher l’importante voie d’eau. L’électronique trempé a rapidement rendu l’âme, mais notre guerrier est reparti. Seul et humide, sous les yeux de « Solo ».
Antoine Rioux est un exemple de combativité. Il a construit de ses mains, au 2ème étage d’un dock de Port Moselle, ce prototype dessiné par Martin Fisher, architecte mondialement reconnu. Avec beaucoup de persévérance et avec le soutien de l’industrie et des institutions calédoniennes, il a transformé ce que beaucoup ont appelé un rêve en défi. Et cet ainsi, qu’en début d’année, il a rejoint la métropole pour se qualifier pour cette course mythique, à laquelle avant lui, Yves Parlier, Loick Peyron, Marc Thiercellin, Isabelle Autissier, Hélène Mac Arthur …ont participé. La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 , anciennement appelée la Mini Transat est l’école de la course au large, premier échelon à gravir sur l'échelle du futur skipper professionnel. Cette course est peut être la seule que les marins comparent à l’Everest des mers, le Vendée Globe. « Je ne m’arrêterais pas là »
Lors de la première étape entre La France et Madère, il s’était classé 44ème sur 85 bateaux et avait navigué presque trop prudemment. « Mon objectif est d’amener le cagou au Brésil ». Confiant, le seul danger était pour Antoine « de tomber à l’eau sous pilote ». La baleine, l’objet flottant ne l’inquiétaient pas outre mesure : « je n’y pense pas, c’est statistiquement rare. Bien que personne ne soit jamais à l’abri d’un coup de malchance ».
Etant l’un des « rares » compétiteurs à avoir construit de A à Z son bateau, Antoine Rioux est considéré par les autres marins en course comme l’un des plus capables pour réparer son prototype. Notre guerrier déclarait ainsi avant le départ « tant que le bateau peut faire route, je ferais route, même à basse vitesse » . Mais Neptune en aura finalement décidé autrement. La voie d’eau était un gouffre, et Antoine a du abandonner… incapable de rallier, l'archipel Fernando Da Noronha, la prochaine terre qui se trouvait à 600 milles. Contraint, il a du quitter son navire, le laissant dériver et sans doute sombrer. Sain et sauf, et le moral pour l’instant dans les chaussettes, Antoine Rioux fait désormais route à bord de « Solo » . Cette nouvelle épreuve, pas encore digérée, semble pourtant déjà renforcer le déterminisme et la volonté du marin du Cercle Nautique Calédonien. Joint par téléphone il y a quelques heures, il déclarait : « Je ne m’arrêterais pas là, je suis fait pour la course au large ! » La petite Phrase :Martin Fisher, architecte du prototype « Nouvelle-Calédonie », qui a participé au dessin des flotteurs, dérives et safrans des maxi-catamarans Groupamam II et III ( champion du monde Orma), de Sodebo ( record de la traversée de l’Atlantique), et de BWM Oracle ( défi US pour la Coupe de l’America) « S’il le souhaite, je suis OK pour continuer à accompagner Antoine dans ses projets futurs ».
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La petite Phrase :






